Skip to content Skip to footer

KYC, KYB, KYS, KYT : à quoi sert chaque brique et comment les articuler ?

Connaître son client, vérifier une entreprise, évaluer un fournisseur, surveiller des transactions : ces démarches sont proches, mais elles ne répondent ni aux mêmes besoins ni, selon les cas, aux mêmes exigences réglementaires.

Le KYC, Know Your Customer, concerne la connaissance du client. Le KYB, Know Your Business, désigne couramment les démarches de connaissance et de vérification d’une entreprise, notamment de sa structure et de ses représentants. Le KYS, Know Your Supplier, étend la connaissance des tiers aux fournisseurs et sous-traitants. Le KYT, Know Your Transaction, porte sur la surveillance des opérations.

À ces démarches s’ajoutent des contrôles de criblage et de filtrage. Leur périmètre dépend des obligations applicables : identification de personnes exposées à certains risques, détection de sanctions ou de mesures de gel des avoirs, filtrage de flux ou surveillance transactionnelle.

Chez AP Solutions IO, nous considérons ces différents contrôles comme complémentaires : l’enjeu n’est pas d’accumuler des briques, mais de relier la connaissance du tiers, son niveau de risque et ce qui se passe réellement pendant la relation.

 

KYC, KYB, KYS et KYT : quatre démarches complémentaires

La distinction la plus utile consiste à regarder ce qui est analysé et pourquoi.

Démarche Sur quoi porte-t-elle ? Quand intervient-elle ? Objectif principal
KYC – Know Your Customer Le client, personne physique ou morale Entrée en relation et pendant sa durée Identifier, connaître et actualiser le profil du client
KYB – Know Your Business L’entreprise et sa structure Entrée en relation et revues Vérifier l’entreprise, ses représentants et sa structure de contrôle
KYS – Know Your Supplier Fournisseurs, sous-traitants, certains partenaires Référencement et revues selon les risques Évaluer les risques associés à la relation fournisseur
KYT – Know Your Transaction Les opérations Pendant la relation Détecter des transactions atypiques ou incohérentes
Criblage / filtrage Personnes, entités ou flux selon le contrôle Selon les obligations et événements définis Détecter des correspondances sensibles

Connaître un tiers ne se limite pas à son identité

Le KYC, le KYB et le KYS reposent tous sur une démarche de connaissance du tiers mais leur fondement et leur périmètre ne sont pas identiques.

En matière de LCB-FT, les professionnels assujettis doivent notamment identifier leur client et, le cas échéant, son bénéficiaire effectif, recueillir des informations sur la relation d’affaires et les actualiser pendant sa durée.

L’intensité des diligences dépend ensuite du niveau de risque. Notre guide consacré aux niveaux de vigilance clientèle en LCB-FT permet de replacer ces contrôles dans cette approche graduée.

Surveiller ce qui évolue pendant la relation

Le KYT répond à une autre question : les opérations observées restent-elles cohérentes avec la connaissance actualisée de la relation ?

Le Code monétaire et financier ne crée pas une obligation intitulée « KYT ». Il impose en revanche aux professionnels concernés une vigilance constante et un examen attentif des opérations, en vérifiant leur cohérence avec la connaissance de la relation d’affaires.

Cette articulation est structurante pour AP Solutions IO : AP Scoring permet d’évaluer et de faire évoluer le niveau de risque, tandis qu’AP Monitoring rapproche cette connaissance des opérations effectivement observées.

 

connaître un tiers ne se limite pas à son identité

 

Quelle différence entre KYC et KYB ?

Le KYC désigne la démarche de connaissance du client. Il peut concerner une personne physique comme une personne morale.

Lorsqu’un client est une société, la démarche implique notamment de vérifier son existence, ses représentants et son bénéficiaire effectif. Le terme KYB permet alors de désigner plus précisément le travail réalisé sur l’entreprise et sa structure.

Le KYC est un processus continu

La connaissance du client ne s’arrête pas à l’entrée en relation.

Les informations relatives à la nature et à l’objet de la relation doivent être recueillies puis actualisées pendant toute sa durée. De nouvelles informations, une évolution du niveau de risque ou un changement significatif peuvent donc conduire à réexaminer le dossier.

Il est plus juste de considérer le KYC comme un cycle de connaissance et d’actualisation continue que comme une simple vérification initiale.

Le KYB approfondit la connaissance de la personne morale

Le KYB s’intéresse particulièrement à la structure de l’entreprise : existence légale, représentants, dirigeants, bénéficiaires effectifs et, lorsque cela est nécessaire, organisation de la chaîne de détention.

Le terme n’est pas utilisé par le Code monétaire et financier comme une obligation autonome. Il décrit surtout une méthode opérationnelle de vérification des personnes morales.

Avec AP Solutions IO, les informations issues du criblage peuvent alimenter l’évaluation du risque réalisée par AP Scoring, afin de faire évoluer la notation lorsque les facteurs pertinents changent.

 

Qu’est-ce que le KYS, Know Your Supplier ?

Le KYS, ou Know Your Supplier, concerne la connaissance des fournisseurs, sous-traitants et autres tiers de la chaîne d’approvisionnement.

Son intérêt est notamment d’identifier les risques liés à la corruption, aux sanctions internationales, au pays d’exposition, à la réputation du tiers ou à d’autres risques définis par l’organisation.

Le KYS ne relève pas automatiquement de la LCB-FT

Cette nuance est essentielle. Tous les fournisseurs d’une entreprise ne sont pas automatiquement soumis aux diligences de connaissance applicables aux clients dans le cadre de la LCB-FT.

Une démarche KYS peut en revanche répondre à un programme anticorruption, à une politique de sanctions ou d’Export Control, à des obligations contractuelles ou à une cartographie interne des risques.

Le niveau de contrôle doit alors être adapté à la relation considérée : pays d’établissement, secteur, montant des contrats, présence d’intermédiaires, exposition aux sanctions ou autres facteurs pertinents.

Notre article consacré à la due diligence fournisseurs et au KYS détaille cette approche.

C’est également un périmètre sur lequel AP Solutions IO intervient : nos outils KYC-KYS permettent de contrôler différentes catégories de tiers sans supposer qu’elles relèvent toutes du même fondement réglementaire.

 

Le KYT remplace-t-il le KYC ?

Non. Connaissance du client et surveillance des transactions répondent à deux fonctions différentes.

Le KYC permet d’établir et d’actualiser le profil de la relation. Le KYT observe ensuite les opérations pour repérer des comportements qui paraissent atypiques ou incohérents avec ce profil.

Le KYT en pratique

Une surveillance transactionnelle peut rechercher différents signaux selon l’activité :

  • montants ou fréquences inhabituels ;
  • fractionnement d’opérations ;
  • évolution soudaine des flux ;
  • exposition géographique atypique ;
  • mouvements incompatibles avec le profil attendu ;
  • autres scénarios déterminés à partir de la cartographie des risques.

La pertinence de cette surveillance dépend directement de la connaissance disponible en amont.

AP Monitoring, développé par AP Solutions IO, permet de paramétrer différents scénarios et de corréler les opérations avec les informations issues d’AP Scan ou d’AP Scoring. Cette combinaison permet de replacer une transaction dans le contexte du client plutôt que de l’examiner isolément.

Notre guide sur le KYT et la surveillance des transactions approfondit cette logique.

 

où apparaissent les principaux angles morts
 

 

Le criblage constitue-t-il une brique distincte ?

Le criblage est plutôt un contrôle transversal dont le périmètre varie selon la population et le risque concernés.

Il peut servir, par exemple, à rechercher une correspondance avec des sanctions, des mesures de gel des avoirs, des référentiels de PPE ou d’autres données pertinentes.

Il faut cependant éviter de placer toutes ces vérifications sous une seule obligation juridique : les PPE, les sanctions financières, le gel des avoirs, le risque réputationnel ou certains contrôles fournisseurs ne reposent pas nécessairement sur les mêmes textes ni sur les mêmes modalités de traitement.

AP Scan pour les personnes, AP Filter pour les flux

Cette distinction apparaît directement dans l’architecture d’AP Solutions IO.

AP Scan automatise le criblage des personnes sensibles à l’entrée en relation et sur les portefeuilles existants. La solution permet notamment de travailler sur les sanctions, le gel des avoirs et les PPE, avec un recriblage automatisé du portefeuille.

AP Filter, de son côté, est destiné au filtrage des sanctions internationales et des embargos sur les flux, avec une prise en charge de différentes typologies de données transactionnelles.

Nous séparons ces usages parce qu’un client, un fournisseur et un flux financier ne se contrôlent ni avec les mêmes données ni au même moment.

 

Où apparaissent les principaux angles morts ?

Les difficultés apparaissent souvent lorsque les différents contrôles sont construits séparément.

Une connaissance insuffisante de la structure d’une entreprise

Pour une personne morale, connaître uniquement sa raison sociale ne permet pas toujours de comprendre qui la contrôle réellement.

Lorsque les obligations applicables nécessitent l’identification du bénéficiaire effectif, le dispositif doit permettre de remonter la chaîne de détention jusqu’à identifier la ou les personnes physiques concernées.

Cette information peut ensuite nourrir le criblage et l’évaluation du risque.

Des fournisseurs contrôlés sans logique de risque

L’excès inverse existe également : appliquer exactement les mêmes contrôles à tous les fournisseurs, indépendamment de leur exposition.

Une démarche KYS efficace commence donc par définir quel risque doit être maîtrisé et pourquoi le tiers entre dans le périmètre.

Ce raisonnement évite de transformer la due diligence fournisseur en formalité uniforme et peu exploitable.

Des données qui ne sont jamais actualisées

Un contrôle initial ne suffit pas à gérer une relation qui évolue.

Un client peut changer de bénéficiaire effectif, de dirigeant, d’activité ou d’exposition géographique. Une personne peut également apparaître ultérieurement sur un référentiel pertinent.

La fréquence des revues doit être définie selon le risque, mais certains événements doivent aussi pouvoir déclencher une réévaluation anticipée.

Notre guide sur l’approche par les risques en LCB-FT détaille la logique permettant d’adapter les contrôles au profil concerné.

 

Comment articuler KYC, KYB, KYS et KYT dans un dispositif cohérent ?

La bonne architecture ne consiste pas à déployer systématiquement toutes les briques. Elle consiste à déterminer quelles populations doivent être contrôlées, quels risques doivent être couverts, à quels moments et avec quelles données.

Partir du risque et de la relation

Une activité principalement tournée vers une clientèle de particuliers n’aura pas la même architecture qu’un groupe disposant d’une chaîne internationale de fournisseurs.

De même, une entreprise sans flux financiers significatifs n’a pas nécessairement les mêmes besoins de KYT qu’un établissement traitant plusieurs milliers d’opérations quotidiennes.

Le dispositif doit suivre l’exposition réelle plutôt qu’une recherche d’exhaustivité technologique.

Relier chaque contrôle au bon événement

Les déclencheurs peuvent inclure :

  • l’entrée en relation ;
  • le référencement d’un fournisseur ;
  • une évolution du bénéficiaire effectif ;
  • une modification significative du profil ;
  • une revue périodique ;
  • une opération ou un comportement inhabituel ;
  • une évolution d’un référentiel nécessitant un nouveau contrôle.

Chaque événement doit être relié à une règle, à une donnée et à un processus de traitement.

 

Comment AP Solutions IO articule ces différentes dimensions ?

AP Solutions IO est une RegTech française spécialisée dans les solutions de conformité LCB-FT, KYC-KYS-KYT, anticorruption et Export Control.

Notre suite réunit AP Scan pour le criblage, AP Scoring pour l’évaluation dynamique du risque, AP Monitoring pour la surveillance des opérations et AP Filter pour le filtrage des sanctions et des embargos.

Ces solutions peuvent fonctionner ensemble : les informations détectées par AP Scan peuvent enrichir le scoring, tandis qu’AP Monitoring peut corréler les transactions avec la connaissance déjà disponible sur le client.

Notre approche Intelligence Augmentée Glass Box ajoute une exigence commune à ces différentes briques : les résultats doivent rester traçables et explicables pour que les équipes conformité puissent comprendre les facteurs ayant conduit à une alerte ou à une évolution du risque.

L’intérêt d’une plateforme intégrée n’est donc pas simplement de réunir plusieurs produits. Pour AP Solutions IO, il s’agit surtout de relier la connaissance des tiers, leur niveau de risque et les opérations observées sans perdre la traçabilité entre ces différentes étapes.

Pour identifier les briques réellement utiles à votre activité et les populations auxquelles les appliquer, vous pouvez consulter la suite de solutions d’AP Solutions IO.