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KYT (Know Your Transaction) : définition et surveillance des transactions en temps réel

Sommaire

  1. Introduction au KYT (Know Your Transaction)
  2. KYT : définition et différence avec le KYC
  3. Pourquoi la surveillance transactionnelle est obligatoire
  4. Typologies de transactions suspectes : signaux à identifier
  5. Déclaration de soupçon et relation avec TRACFIN
  6. Automatiser le KYT : scénarios configurables et intelligence explicable
  7. Difficultés opérationnelles observées
  8. Vers une surveillance transactionnelle durable
  9. Sécuriser son dispositif KYT
  10. FAQ – KYT

 

Le KYT (Know Your Transaction) regroupe l’ensemble des mécanismes de surveillance continue des opérations financières mis en œuvre par un établissement. Il vise à identifier des transactions suspectes, inhabituelles au regard des obligations en matière de LCB-FT et des exigences de conformité AML-CFT.

Les directeurs de la conformité, RCCI, MLRO, CCO et responsables KYC constatent que le risque ne se limite plus à la seule phase d’entrée en relation. Il apparaît désormais au cœur des flux financiers, dans le détail d’un virement, dans la répétition d’opérations fractionnées ou encore dans un circuit de paiement dont la complexité ne correspond pas au profil déclaré.

Selon le rapport annuel 2024, près de 197 000 déclarations de soupçon ont été transmises à TRACFIN, ce qui traduit une attente explicite des autorités et un niveau d’exigence particulièrement élevé à l’égard des dispositifs internes.

La surveillance des transactions ne constitue donc plus un simple choix organisationnel. L’enjeu porte désormais sur la robustesse de votre dispositif de surveillance transactionnelle. L’établissement doit être en mesure d’en expliquer la logique, d’en tracer chaque décision et d’en défendre la cohérence devant le régulateur.

Chez AP Solutions IO, société RegTech française basée à Paris (9 rue des Colonnes), nous accompagnons depuis plus de quinze ans des établissements financiers, des ETI et d’autres acteurs régulés dans la mise en place d’un dispositif KYT structuré, documenté et technologiquement abouti.

 

KYT : définition et différence avec KYC

 

Le KYC (Know Your Customer) impose d’identifier le client, de vérifier son identité, d’évaluer son profil de risque et de définir l’activité attendue au moment de l’entrée en relation.

Le KYT intervient dans un second temps, puisqu’il analyse les flux effectivement réalisés afin d’en vérifier la cohérence avec le profil préalablement établi.

En pratique, le KYC répond à une interrogation fondamentale : qui est votre client ? Le KYT prolonge cette analyse en examinant si les opérations réalisées correspondent réellement à son profil et à votre cartographie des risques.

Cette articulation structure l’ensemble du dispositif LCB-FT, car une vigilance initiale rigoureuse ne compense jamais une surveillance transactionnelle insuffisante.

Les contrôles diligentés par l’ACPR examinent précisément la cohérence entre le niveau de risque attribué, l’identification du bénéficiaire effectif et la nature des opérations exécutées. Des écarts apparaissent fréquemment à ce stade de l’analyse.

 

Pourquoi la surveillance transactionnelle est obligatoire

 

Le Code monétaire et financier impose une vigilance constante tout au long de la relation d’affaires, ce qui confère à la surveillance des transactions une nature pleinement obligatoire.

Le régulateur attend une détection effective des opérations atypiques, une analyse formalisée, une traçabilité complète des décisions ainsi qu’un lien explicite avec la déclaration de soupçon le cas échéant.

Les contrôles récents mettent en lumière une insuffisance régulièrement observée : si les données sont effectivement collectées, la justification des alertes déclenchées ou écartées demeure souvent insuffisamment documentée.

Les modèles algorithmiques opaques montrent désormais leurs limites, d’autant que l’application progressive de l’EU AI Act renforce l’exigence d’explicabilité des systèmes algorithmiques.

Un moteur KYT conforme aux standards actuels doit être en mesure d’indiquer quels critères ont été activés, quels seuils ont été dépassés et selon quelle logique de scoring l’alerte a été générée. La distinction entre une approche Black Box et une approche Glass Box se joue précisément sur cette capacité d’explication.

 

Typologies de transactions suspectes : signaux à identifier

 

Dans la pratique opérationnelle, certains schémas de transactions apparaissent de manière récurrente et doivent faire l’objet d’une vigilance particulière.

Les opérations fragmentées constituent l’un des mécanismes les plus fréquemment observés. Un client peut en effet procéder, sur une période courte, à plusieurs virements d’un montant inférieur aux seuils internes, au profit d’un même bénéficiaire ou par l’intermédiaire de tiers successifs, afin de contourner les seuils d’alerte.

Les montants incohérents représentent un autre signal significatif, notamment lorsqu’une PME locale réalise soudain des virements internationaux d’un volume élevé ou lorsqu’un particulier exécute des opérations dont le montant excède largement les revenus connus. L’écart entre le profil KYC et les flux observés constitue alors un indicateur de risque substantiel.

Les circuits de paiement complexes doivent également attirer l’attention, car le recours à des juridictions à risque, la multiplication d’intermédiaires ou l’enchaînement de transactions croisées rendent l’analyse manuelle lente, incertaine et juridiquement fragile.

En l’absence d’un outil adapté, les équipes consacrent un temps disproportionné au traitement des faux positifs, ce qui accroît la pression opérationnelle et dégrade progressivement la qualité de l’analyse.

 

Déclaration de soupçon et relation avec TRACFIN

 

Lorsqu’un soupçon est établi au terme de l’analyse, une déclaration de soupçon doit être adressée à TRACFIN conformément aux exigences légales.

Cette démarche suppose que l’établissement formalise une analyse argumentée, reconstitue une chronologie précise des faits et documente de manière structurée les éléments ayant conduit à la décision.

L’autorité compétente examine non seulement la pertinence du signalement, mais également la robustesse du processus interne ayant permis d’aboutir à cette conclusion.

Un dispositif KYT efficace génère des historiques d’alertes horodatés, conserve des décisions motivées et garantit l’existence d’une piste d’audit pleinement exploitable. La simple détection d’une anomalie ne suffit pas, en elle-même, à satisfaire aux exigences réglementaires.

 

Automatiser le KYT : scénarios configurables et intelligence explicable

 

Le volume croissant des transactions rend illusoire une surveillance exclusivement humaine, ce qui impose le recours à une automatisation maîtrisée.

AP Solutions IO a développé AP Monitoring selon une logique d’Intelligence Augmentée dite « Glass Box », dans laquelle un nombre illimité de  scénarios s’alignent strictement sur votre cartographie des risques. Plus de 90 critères peuvent être configurés afin d’adapter finement le dispositif à vos spécificités opérationnelles, et les alertes sont hiérarchisées selon leur niveau de criticité.

Selon le paramétrage retenu, la réduction des faux positifs peut atteindre 98 %, ce qui améliore significativement l’efficacité du traitement des alertes.

La maîtrise des paramétrages demeure entre les mains de l’établissement, ce qui facilite la justification structurée des décisions.

L’architecture SaaS, entièrement accessible via API et hébergée en France, assure la conformité au RGPD, garantit la souveraineté des données et facilite l’intégration dans votre système d’information. Les mises à jour réglementaires sont intégrées de manière régulière et planifiée afin de maintenir l’alignement avec les exigences normatives.

 

Difficultés opérationnelles observées

 

Au cours de nos missions, nous constatons que des difficultés similaires apparaissent régulièrement, notamment la surcharge d’alertes inutiles, la fatigue des analystes, l’insuffisance de documentation des décisions ou encore l’incertitude face aux contrôles de des régulateurs.

Un moteur mal calibré génère un volume excessif de signaux non pertinents, ce qui fragilise le dispositif LCB-FT au lieu de le sécuriser.

Notre méthode repose sur un alignement rigoureux entre la cartographie des risques, les scénarios de détection, les seuils d’alerte et les capacités d’analyse humaine, car la technologie doit renforcer l’expertise sans jamais s’y substituer.

 

Vers une surveillance transactionnelle durable

 

Le cadre réglementaire évolue de manière continue et la future autorité européenne AMLA renforcera l’harmonisation des pratiques au niveau de l’Union.

L’EU AI Act impose par ailleurs des exigences accrues en matière de transparence algorithmique, ce qui accentue la nécessité d’une intelligence explicable.

Votre dispositif de surveillance transactionnelle doit donc demeurer adaptable, explicable et auditable dans le temps, car une architecture conçue selon des standards anciens peut ne plus répondre pleinement aux exigences actuelles.

L’approche repose sur une combinaison d’expertise opérationnelle en LCB-FT et de technologies de nouvelle génération, articulant stabilité juridique et innovation maîtrisée.

 

Sécuriser votre KYT avec une approche Glass Box

 

Le KYT constitue un pilier structurant du dispositif LCB-FT, puisqu’il protège l’établissement, consolide votre position face au régulateur et sécurise vos déclarations de soupçon auprès de TRACFIN.

La surveillance transactionnelle représente un levier déterminant de maîtrise du risque opérationnel et réglementaire.

Avec AP Monitoring, vous disposez d’un moteur configurable, d’une intelligence explicable, d’une diminution significative des faux positifs, d’une traçabilité complète des décisions et d’une architecture SaaS interfacée par API et hébergée en France.

Une évaluation de maturité du dispositif KYT peut être conduite afin d’identifier des axes d’amélioration.

 

FAQ – KYT

 

Le KYT remplace-t-il le KYC ?

 

Le KYC intervient lors de l’entrée en relation  et durant toute la relation d’affaires afin d’identifier et d’évaluer le client, tandis que le KYT assure la surveillance continue des opérations réalisées. Les deux approches demeurent complémentaires et indissociables dans une stratégie AML-CFT cohérente.

 

Quels secteurs sont concernés par le KYT ?

 

Les établissements bancaires, les entreprises fintech, les établissements de paiement, les sociétés de gestion, les organismes d’assurance ainsi que les acteurs de l’immobilier et des jeux sont soumis aux obligations de surveillance transactionnelle prévues par la réglementation LCB-FT.

 

Comment réduire les faux positifs en monitoring transactionnel ?

 

La réduction des faux positifs suppose un paramétrage précis des scénarios, une hiérarchisation pertinente des alertes, une analyse contextualisée des flux et le recours à une intelligence explicable permettant d’ajuster les seuils en fonction du risque identifié. Cette approche permet de concilier performance technique et maîtrise du risque réglementaire.